Complément d’une expérience utilisateur Mac

Le 13 avril 2010 // Ajouté dans Apple, Hardware, Software  


Complément d’une expérience utilisateur Mac


Il y a environ deux mois je vous parlais dans un billet de mon retour d’expérience après 9 mois d’utilisations d’un Macintosh.
Je reviens à nouveau sur ce sujet (et comme dans beaucoup de mes billets depuis plusieurs mois) pour apporter un complément cette fois-ci basé sur une utilisation au jour le jour.


Un gain notable d’efficacité

Tout d’abord, et c’est un fait, la plupart des professionnels en communication et graphisme informatique sont sur Mac.

Intéressons nous donc au cas du graphiste en prenant pour source un témoignage de Clément CHAUDAT, graphiste freelance spécialisé dans le web.

Thibault PLET : Dans votre métier de graphiste, pourquoi avoir choisit Apple et le Macintosh plutôt que Microsoft Windows ou les solutions Linux ?

Clément CHAUDAT : Il y a plusieurs élément qui m’ont orienté vers le choix Macintosh.
Tout d’abord, et pour mon métier c’est un point important, j’ai pu lire de nombreux avis de graphistes sur le calibrage optimal du Mac dès sa première utilisation. Il n’y a à priori aucun réglage à faire sur le rendu des couleurs.

Ensuite, j’ai pu constater qu’Apple est une entreprise à la pointe de la technologie.
Entre l’iPhone, l’iPad plus récemment et les Macintosh, Apple vise un très large marché d’utilisateurs ce qui entraîne un large retour d’expérience et une communauté très ouverte où l’on n’insulte pas les gens s’ils ont un souci…
On constate aujourd’hui que Safari avec son moteur Webkit est vraiment excellent !
Il est en autres précurseur dans le HTML 5 et le CSS 3, qui  permettront au web de prendre une part encore plus importante dans la vie de tous les jours des utilisateurs.
Donc si on suit Apple, on reste à la pointe.

D’ailleurs, à propos du matériel Apple, le fait qu’il y ait une petite gamme de produit permet de ne pas se perdre avec les caractéristiques techniques.
Acheter un PC, c’est se perdre dans les méandres des caractéristiques techniques et des fournisseurs…
N’étant pas un expert sur le matériel informatique, je n’avais pas envie de prendre le risque de faire le mauvais choix (ou de me faire avoir).

T : Et vous n’aviez pas peur de ne pas trouver les applications adéquat pour votre travail ?

C : Si un peu tout de même !
Mais après un rapide coup d’oeil sur internet, j’ai vu que mes applications préférées étaient portées sur Mac (Adobe) ou qu’il existait des substituts de valeur…

Finalement, après achat, je me suis rendu compte qu’il existe une multitude d’applications Mac utiles et ergonomiques (comme FontCase, Nambu, etc qui reflète l’exprit Mac). Par contre, et c’est un bon point, on ne trouve pratiquement pas d’application bidon programmé par des ados en VisualBasic sur Word !
Non les applications que l’on trouve sur Mac pour la plupart répondent à un réel besoin et qui plus est s’accordent toutes avec l’ergonomie Apple et font qu’elles s’utilisent agréablement au quotidien.
Je vous épargne mon avis sur ce que je pense de l’ergonomie de bon nombre d’applications Windows.

D’ailleurs, les graphistes choisissant Mac étant assez nombreux, il se crée une communauté de professionnel du graphisme et donc une panoplie de services/applications pour ce corps de métier fleurissent sur Mac.

T : Mais tout ceci à un coup qui n’est pas des moindres ?

C : Ah oui c’est plus cher !
D’ailleurs beaucoup de petites applications utiles sont payantes, mais souvent très peu chères. On trouve cependant souvent un équivalent gratuit – mais moins fonctionnel…

T : Et qu’en est-il de la solution Linux ?

C : Trop compliqué !
On ne peut pas travailler une seule journée sans ouvrir un terminal. La communauté Linux, bien que grande, est constitué en grande partie de nerds [NDLR : Passionné d'informatique et des nouvelles technologies] donc on ne comprend souvent rien à l’aide qu’ils nous apportent…

D’ailleurs, cela ne règle pas le problème du matériel à choisir et même si je voulais l’installer sur mon Mac, je ne vois pas l’intérêt d’acheter un Mac si c’est pour utiliser Linux.
[NDLR : Linux s'installe aussi bien sur un PC qu'un Mac]

Quand aux logiciels, on en trouve très peu pour les graphistes.

T : Vous pensez donc être plus productif sur Mac que sur Windows ?

C : Carrément !
Sur Mac je peux complètement me concentrer sur le design sans lancer d’autres applications pour surveiller ce que je fais où encore me protéger de virus.

Un anti-virus par exemple, il faut qu’il se mette à jour (avec une petite alerte sonore une fois que c’est fait) ou lorsqu’il y a un doute lancer une analyse anti-virus qui prend du temps et des ressources système !
Sans compter les innombrables plantages que  l’on rencontre sur Windows.

C’est autant de temps perdu et pire encore, autant de sources de dérangement qui atténuent ma concentration, et donc altèrent mes rendus finaux.

Sur Mac, ça ne plante pas ou très rarement !
Bon par contre quand Mac ça plante, c’est plus méchant.
En résumé, en m’en tenant à Mac j’ai donc plus de temps à consacrer à mon travail !
D’ailleurs, les Macintosh ont également une très bonne autonomie de fonctionnement sur batterie [NDLR : 8h théorique sur les derniers MacBook Pro] et une ergonomie physique qui me plait beaucoup (surtout les derniers MacBook Pro).

T : Quelques regrets malgré tout ?

C : Pas forcément de regrets mais c’est vrai que quand mon Mac ne répond pas à toutes mes attentes, ça à vite fait de m’énerver.
Et comme les bugs sur Mac (bien que très peu nombreux) sont horribles, ils touchent le hardware, je commence à me sentir las au bout de 2 ans de me prendre des coups de jus, avec une batterie qui ne tiens plus, un alliage qui plie et un processeur qui se déconnecte…

Mais tout ces soucis semblent corrigés dans les versions unibody, donc je suis juste impatient d’en acheter un nouveau ! [rire]

[NDLR : Clément CHAUDAT dispose d'un MacBook Pro 15" 2.2 Ghz de fin 2007 - acheté en 2008]

T : Eh bien merci pour vos réponses. Un petit mot à propos de votre blog www.anirniq.com ?

C : Merci à vous.
Oui je prépare un article qui paraîtra d’ici quelques jours. N’hésitez pas à y jeter un oeil !

Un ordinateur qui s’adapte à vous

Bien souvent, il m’a été demandé lorsque je vantais les mérites du Mac (ce qui arrivé bien souvent je l’avoue) d’expliquer concrètement ce qu’un Mac à de plus.
Est-ce parce que nous sommes habitué à ce que l’on nous expose des choses concrètes (ou justement qu’on ne le fait pas alors que l’on aimerait) ?

Quoi qu’il en soit, j’ai souvent réfléchis à la réponse que je pourrai donné et j’en suis finalement venu à la réponse suivante : Concrètement et avant achat, il n’y a que peu de chose qui font que « Mac c’est mieux ».

Cette réponse mérite cependant quelques explications.

Lorsque l’on demande à un utilisateur Mac ce qui fait concrètement qu’il à choisit un Mac, on s’attend généralement à une seule réponse, claire et précise.
Le genre de réponse que l’on souhaite être une révélation et qui nous fera tout de suite passer à Mac (parce qu’il y a une part de curiosité de la part de la personne qui pose la question).
C’est d’ailleurs ce qu’essai de répondre la plupart du temps les utilisateurs Mac – pour tenter de satisfaire son interlocuteur (en vain généralement).

Mais non, il n’y a pas de réponse de ce type qui existe !


Être sur Mac c'est avant tout accepter de se libérer de nombreuses contraintes que nous impose le PC et se laisser faire en quelque sorte, pas le produit qu'Apple nous propose.
Je vous citerai un exemple flagrant que j’ai pu constater il y a tout juste quelques mois.


Étant un habitué de Windows depuis plusieurs années, je n'essai plus de placer des caractères spéciaux tels que le slash (/) ou l'anti-slash (\) par exemple dans les noms de mes fichiers.
Pourquoi ? Parce que Windows me l'interdit.

Sur Mac, cette contrainte n'existe tout simplement pas. Vous pouvez placer le caractère que vous voulez sans vous soucier de savoir s'il est autorisé ou non.
Il faut savoir qu'étant informaticien, je comprend les raisons qui font que ces caractères sont interdit. Mais pour un non-informaticien, comment peux-t'il comprendre une telle restriction ?
Il ne comprend tout simplement pas (et ne cherche pas à comprendre non plus) mas subit tout de même une certaine frustration à devoir se plier aux désirs de sa machine !


Concrètement donc, être sur Mac c'est cela ; S'affranchir de bon nombre de contrainte que Windows impose sans raison particulière.
Bien entendu, un Mac dispose également de certaines contraintes, il ne faut pas se leurrer. Un Mac comme tout machine à besoin d'électricité pour fonctionner - s'il n'y en a plus, la machine ne fonctionne plus.


Autre exemple, moins spécifique à Apple bien que la société en fût le précurseur : la luminosité de l'écran.
Elle s'adapte automatiquement à la lumière ambiante (tout comme le rétro-éclairage du clavier d'ailleurs).
Au final, lorsque vous vous trouvez dans une pièce sombre, la luminosité de votre écran baisse automatiquement afin de ne pas vous abîmer les yeux, sans que vous ayez à vous en soucier.


Ce que l'on retiendra ici, comme le titre de ce chapitre l'indique, c'est que l'ordinateur s'adapte à ce que vous voulez faire sans vous imposer la manière de le faire.
Finalement, on s'habitue à tout ces petits plus et l'on à tendance à seulement s'en rendre compte lors d'un bref retour sur WIndows. D'où les rumeurs qui disent que passer à Mac signifie ne plus pouvoir revenir en arrière (sourire qui voudra).


Une productivité accrue

A l'ère où tout va de plus en plus vite, où l'on vous demande d'être plus production avec le même temps de travail, lorsque le choix Mac s'impose, on constate bien souvent une nette amélioration de la productivité.
Bien entendu, cela n'est valable que pour les métiers travaillant tout au long de la journée sur informatique.

Et puisque mon passage à Mac c'est effectué il y a moins d'un an, je dispose encore de quelques souvenirs de mon travail sur Windows et peut ainsi juger de la différence de productivité sur chacun des deux systèmes.
Cette constatation provient de plusieurs témoignages d'utilisateurs Mac que j'ai pu rencontrer.

Illustrons cet optimiste prétentieux par un exemple : Les spaces (ou espace de travail).

Un space est en quelques sortes un deuxième bureau sur lequel on travaille et place des fenêtres d'applications.
À la différence des distributions Linux (où le space est également présent), les icônes présent sur le bureau en arrière plan ne changent pas d'un space à l'autre.

Votre écran peut être symbolisé par une fenêtre donnant un aperçu sur votre zone de travail qui s'étale sur plusieurs spaces (je travaille avec 9 spaces pour ma part).



À l'utilisation, le space participe en grande partie au gain de productivité d'un utilisateur Mac.
Notre cerveau dispose par ailleurs d'une grande facilité à positionner différentes éléments dans un plan à deux dimensions. En plaçant des fenêtres sur différents spaces, vous mémorisez de manière inconsciente leur différent emplacements.


Avec le temps, vous aurez donc tendance à regrouper les applications par thématique d'un coté ou de l'autre de votre espace de travail.
Lorsque vous travaillez, vous vous situez donc d'un coté de votre espace de travail et disposez très facilement des différentes applications nécessaires à votre travail.

Et parce que votre cerveau localise les différentes applications, en étant d'un coté de l'espace de travail, les applications ne correspondant pas à votre travail se trouvent plus "éloignées" et perturbent, ainsi moins votre travail.


Le raisonnement semble peut-être désuet mais tout ceci s'effectue de manière inconsciente, si bien que l'on n'y fait la plupart du temps pas attention.


J'ajouterai cependant, en imaginant bon nombre de lecteurs abasourdi par un tel raisonnement, qu'en y réfléchissant un peu, on se rend compte que ce dernier est tout à fait réaliste.

Lorsque j'étais utilisateur Windows, lire ce raisonnement m'aurais semblé complètement irréaliste car habitué aux différentes contraintes et limitations que m'imposait le choix de Windows - Ce soit disant gain de productivité m'aurais semblé complètement futile à l'époque.


Pour finir sur ce raisonnement, l'illustrerai à nouveau mon analyse par un autre exemple : Les applications.

Il faut savoir que sur Mac, ce n'est pas parce qu'une fenêtre est fermée que l'application l'est également.
La liste des applications ouvertes est d'ailleurs présente dans la barre dock (par défaut en bas de votre écran) et vous pourrez ainsi constater que même sans fenêtre ouverte, Safari par exemple est toujours présent.

À quoi cela sert-il ?
À gagner du temps tout simplement (et le temps c'est de l'argent, c'est bien connu).

Être sur Mac, comme je le précisais dans le précédent chapitre, cela signifie s'affranchir de certaines contraintes.
Histoire d'appuyer à nouveau ce raisonnement, vous pourrez constater qu'en étant sur Mac, vous ne vous soucier plus des applications ouvertes si bien qu'en fin de journée de travail, bien souvent, on se trouve à être étonné du nombre d'applications ouvertes et présentes dans la barre dock.

Est-ce que votre ordinateur est pour autant ralentit ? Non.
À nouveau, vous n'avez quasiment plus à vous soucier de savoir si en ouvrant telle ou telle application il ne faudra pas en fermer une autre pour économiser des ressources.
Après tout, si vous avez 2 Go de mémoire vive (RAM), c'est bien pour les utiliser non ? C'est malheureusement un raisonnement qui n'est, bien souvent, pas tenu par les utilisateurs Windows (et que je regrette avoir encore parfois).


Conclusions

En conclusion de cet article, j'insisterai à nouveau sur ce que passer à Mac signifie : Perdre ses habitudes de ce soucier si oui ou non ce que l'on s'apprête à faire avec son ordinateur est autorisé par celui-ci, ou encore de se plier aux contraintes de votre ordinateur pour une raison x ou y, que bien souvent on ne souhaite pas comprendre.

Pour revenir rapidement sur le témoignage de Clément CHAUDAT qui affirmait que oui Mac est plus chers ; Je pense qu'il s'agit d'un investissement à la fois sur le matériel mai également sur votre productivité.
De mon avis, ajouter 500 € de plus pour un ordinateur professionnel est largement rentabilité par la productivité que vous avez à y gagner.

À la prochaine !

Thibault PLET

Ps : J'en profite pour remercier à nouveau Clément CHAUDAT qui à accepté de nous apporter son témoignage mais également de m'avoir fait découvrir le Macintosh.

Les icônes d'applications présentées ici ne sont pas libre d'utilisation.
En conséquence un lien menant respectivement vers chacune des applications à été ajouté.

Ce billet a été ajouté le 13 avril 2010 à 09:19:32 et placé dans la catégorie Apple, Hardware, Software. Vous pouvez suivre toutes les réponses de ce billet avec le feed RSS 2.0. Vous pouvez ajouter un commentaire ou faire un lien depuis votre site.

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