
Il y a maintenant 9 mois que je suis passé à Mac. Il est donc temps de faire un premier point après cette longue période à plein temps sur un système d’exploitation en plein boom de croissance.
Certains s’en souviennent peut-être, j’avais profité de ce grand changement pour rédiger un article dans lequel je vous faisait part de mes sentiments et remarque vis à vis de ce nouveau matériel (aussi bien logiciel que matériel).
Pour ceux qui ne l’aurait pas encore lu, je vous suggère de commencer par le lire avant d’entamer la lecture de cet article.
http://www.blog.osteres.com/article/switch-histoire-dun-switcheur_196
Un jugement plus mûre pour quelques imperfections
C’est donc après une bonne période d’utilisation d’un Mac que je peux aujourd’hui réaliser un article plus complet et surtout plus construit à propos de la marque à la pomme qui se répand comme elle ne s’est jamais autant répandu jusqu’à maintenant (les statistiques parlent de 3 Millions d’ordinateur Mac vendu par trimestre, sans compter la vente d’iPods et d’iPhones).
Pour commencer et pour d’emblée mettre les cartes sur le tapis, mon choix entre Mac ou PC n’a pas changé, Mac me semble beaucoup plus agréable et fiable d’utilisation que Windows.
Cependant, à trop vouloir idéaliser la pomme, on finit par donner une mauvaise vision du produit aux autres. Ce que je veux faire comprendre par cette phrase est que oui Mac est a priori mieux que Windows (attention c’est en fonction des critères d’utilisations) mais non cela ne veut pas dire que Mac est parfait et ne connait pas ce que « bug » signifie.
Au grand étonnement d’un ami dont je ne citerai pas le nom (mais qui sourira à la lecture de ces lignes), il m’ai arrivé à différentes reprises de faire planter le Finder (équivalent de l’explorateur Windows) voir même une ou deux fois de ne plus avoir d’autres choix que de flasher l’ordinateur (en appuyant plusieurs secondes sur le bouton de mise en marche pour forcer l’arrêt électrique).
Parmi quelques énervement qu’il m’ai arrivé de connaître (eh oui !) je citerai certains freeze de l’espace de travail (seule le curseur réagissait encore… mais indiquait un chargement). Cependant, cela fait un certain moment maintenant que je n’ai pas revu ce bug (dont je n’ai jamais pût déterminer la cause). Peut-être à t’il été corrigé avec une mise à jour de Snow Leopard.
Je pourrai également citer et m’arrêter sur la gestion des droits d’accès aux fichiers sur Mac qui peut se trouver à être un vrai calvaire.
De manière général, cette gestion est claire, à condition cependant de ne pas l’élargir à l’héritage de droit !
C’est en effet lors de copie de fichier de Mac à Mac que j’ai pût constater l’impossibilité d’accéder à certains fichiers. Pas de panique pour autant, il me suffisait en théorie de changer les droits sur ces fichiers (et de m’attribuer les pleins pouvoir sur ces fichiers) – Avec le mot de passe administrateur le tour est normalement joué.
La prise de tête ce manifeste lorsqu’il s’agit d’un dossier. Puisque vous n’avez pas les droits de lectures sur les fichiers contenu dans un dossier, il suffit donc à priori de tous les modifier d’un coup (en notant que parmi le contenu de ce dossier, il y a d’autres dossiers contenant d’autres fichiers et dossiers, ainsi de suite).
En regardant dans la gestion des droits du dossier parent (où même en sélectionnant tout les fichiers contenu dans le dossier), via l’option « Lire les informations » ou Pomme + I, on peut remarquer l’option « Appliquer aux éléments inclus ». L’option qui répondait à mes besoins donc !
Oui mais voilà, impossible de répandre les nouveaux droits sur l’ensemble des fichiers, dossiers ET sous-dossiers ! Après de multiples tentatives, il semble que la surcharge des nouveaux droits ne s’établisse que sur les éléments de premier niveau (soit directement placé dans le dossier).
Evidement et parce que j’ai tendance à trier naturellement mes documents, je dispose d’une multitude de dossier sur mon mac.
Vous pouvez donc imaginer le calvaire que cela représente de devoir sélectionner chacun des dossiers, sous-dossiers et sous-sous-dossiers (etc.) pour modifier les droits un à un (cela ne concerne pas mes documents personnels fort heureusement).
Bref, une petite option pour surcharger l’ensemble des documents inclus dans un dossier, quelques soit leur niveau dans l’arborescence serait la bienvenue à l’avenir !
Rassurez vous cependant, être sur Mac ne signifie pas rencontrer que des problèmes, bien au contraire. Après tout ce temps passé sur Mac, je me rend aujourd’hui compte à quel point il m’a été facile de travailler sur Mac !
Encore maintenant, lorsque je travaille à coté de personnes sur PC (Windows) je constates que je peux travailler sans attendre sans arrêt que mon ordinateur ait finit de mouliner ! Un gain de performance donc.
En regardant en arrière, je dirai qu’après avoir vécu (travaillé, joué, etc) 7 années sur PC, de Windows XP à Windows Vista (et Windows Seven maintenant), il m’aura seulement fallut à peine 1 mois pour totalement m’habituer à ce nouveau système !
Je me rappelle également certains utilisateurs Mac il y a 1 an qui me disait en plaisantant, qu’une fois sur Mac, j’aurai beaucoup de mal à travailler ensuite sur Windows.
Oui amusant… surtout quand on se rend compte que c’est la vérité !
A vrai dire, être sur Mac cela signifie également oublier totalement ce que « économiser les ressources (processeurs, RAM, etc.) » signifie !
J’en sais quelques choses puisque je me surprend à râler lorsque mon Mac se réchauffe un petit peu et mets un peu plus de temps à ouvrir de nouvelle application !
Comment est-ce possible ? Avec 4 Go de RAM en plus ? Moi même je me le demande, allant d’ailleurs parfois même jusqu’à soupçonné Apple de mal gérer la RAM !
Mais en voyant ensuite le nombre d’application ouverte et constatant que même sans cela l’ordinateur est toujours largement utilisable, je reviens vite sur mon jugement – Bon, je reste encore septique sur l’organisation de la RAM sur Mac, surtout en voyant la quantité de RAM placée dans la catégorie « Inactive » ne pas se réduire alors que j’en est besoin.

Le formatage ? C’est possible ?

Sujet épineux qu’est le formatage d’un Mac.
Pourquoi ? Parce que tout bon fan’boys d’Apple qui se respecte vous dira qu’un Mac n’a pas besoin d’être refait !
Et pourtant, j’ai refais le mien la semaine dernière.
Mais ne nous avançons pas trop sur des critiques en s’arrêtant à cette simple phrase.
Plusieurs éléments sont à prendre en considération.
Tout d’abord, mon système était issu d’une mise à niveau de Mac OS X 10.5 (nom de code Leopard) vers Mac OS X 10.6 (Snow Leopard).
Je considère qu’une mise à niveau de système d’exploitation n’est pas une très bonne chose à faire, quelques soit la marque du système, aussi bien Windows que Mac.
De même, mon système à été la victime de quelques mauvaises manipulations de ma part dût à mon inexpérience sur Mac (le problème lorsque l’on veut tout contrôler).
Bref, le système restait stable malgré tout mais je le trouvais un peu ramollit et je voulais me rassurer en le refaisant.

J’ai donc commencé par une première tentative qui m’a vraiment agréablement surpris : Il est possible de réinstaller le système sans perdre toutes ces données, aussi bien personnelles que paramètres, applications et configurations aussi diverses que variées !
En fait, lors de la réinstallation du système, seul le système est réinstallé. Un énorme gain de temps donc !
Cependant, une telle opération n’est pas suffisante et n’est utile celon moi que lorsque le système ne veut tout simplement plus démarrer (système planté).
Deux semaines plus tard j’ai donc décidé de retenter l’opération mais cette fois-ci en formatant complètement le disque dur (sauf ma partition BootCamp… la flemme de réinstaller Windows encore une fois).
Je pensais tout d’abord restaurer toutes les données personnelles, puis réinstaller une à une les applications en récupérant leurs diverses paramètres (via écrasement depuis les sauvegardes), mais en voyant qu’il m’était possible de récupérer tout cela depuis une sauvegarde TimeMachine, je dois dire que je me suis laissé séduire ! Il fallait bien que ma TimeCapsule acheté cet été serve !
Durée totale de l’opération (formatage, réinstallation puis récupération des données) : 4 heures !
Au final un système tout propre avec rien à re-configurer puisque tout est à nouveau comme avant le formatage.
Tout ? Non pas tout à fait. Je remarques quelques améliorations quand à la rapidité du système, peut être dût à la défragmentation des données par la même occasion ?
Difficile de savoir si le choix de passer par la récupération de donnée via TimeMachine était un bon choix après seulement une semaine (et très peu d’utilisation professionnelle dût aux révisions pour les partielles).
Ce que l’on retiendra de ce chapitre c’est que formater un Mac… c’est un jeu d’enfant !
Quelques regrets
J’éprouves en effets quelques regrets et/ou déceptions quand à certains éléments présents sur mon Mac.
Je leurs rédiges un chapitre dédiés pour ceux qui souhaiterai atténuer un peu leur impatience suite à l’achat d’un Mac – Juste histoire de les calmer un peu les pauvres (c’était le cas pour moi).
- La résolution de l’écran
Certes meilleure que mon précédent ordinateur (passé de 1280×800 à 1440×900) je la trouve encore trop insuffisante et
regrette parfois l’achat d’un écran 17 pouce.
Cela reste rare malgré tout et je mets plus cela sur le dos du « j’en veux plus ».
- Le bruit du lecteur optique
Je n’ai jamais sût si c’était normal d’avoir un tel bruit sur mon lecteur optique au démarrage.
Autant à l’insertion d’un disque, je comprend, autant au démarrage non !
Et il faut reconnaître que je suis assez gêné à chaque fois que mon Mac démarre devant les autres…
Je ne devrai pas ? Tout de même, pour une machine à 2 000 € on ne s’attend pas à un tel bruit !
Les petits plus Apple
Dans ce dernier chapitre, je souhaitais rassembler divers petits plus qui font qu’être sous Mac, comparé à Windows, c’est tout simplement superbe !
Si vous souhaitez compléter la liste, n’hésitez pas. Mais attention, pas de jugement non fondé (troll).
- Le mariage matériel & logiciel
C’est vraiment LE gros plus d’un Mac. Le matériel se marie parfaitement avec le système.
On citera par exemple sur les modèles unibody en aluminium le jeu de couleur gris qui reste cohérent (bien que peu d’importance pour certains) ou encore (et surtout) le trackpad multitouch !
C’est l’une des choses que je regrette le plus sur les autres ordinateurs. Non seulement les différentes combinaisons de mouvement à effectuer avec plusieurs doigts sont magique et efficace mais en plus le trackpad est plus grand que sur d’autres machines.
Depuis 8 mois que je l’utilises, ma souris est branché mais très peu utilisé (pour les jeux essentiellement).
De tête je citerai une utilisation de 70 % du trackpad et de 30 % de la souris, en utilisation professionnelle. Avec les jeux fps on passe évidement à 100 % d’utilisation de la souris.
- Les spaces, la fonction exposé et bureau
Evidement, tout cela est déjà présent sur les distributions Linux, mais toujours pas sur Windows !
Lorsque l’on revient sur Windows, c’est réellement un manque que l’on ressent de ne pas pouvoir utiliser ces fonctions. Certes il existe des émulateurs mais la plupart sont gourmand en ressource et au final peu efficace.

La répartition des applications dans les différents spaces permets un réel gain de temps lorsque l’on travail.
Le passage d’un space à un autre est plus rapide que le simple switch d’une application (bien qu’un Alt+Tab soit plus rapide,
il ne permet que de jongler très rapidement entre deux voir trois applications).
La fonction exposé quand à elle est vraiment merveilleuse ! Je la connaissais déjà puisque tenté de passer sur Linux avant Mac.
Bien que les spaces permettent de répartir les applications dans différents endroits (j’en utilises 9 pour ma part), il arrive que l’on accumule un certain nombre de fenêtre dans un même space) et c’est là que la fonction exposé prend le relais.
Pour ceux qui se poserai la question de savoir ce que c’est, il faut voir cela comme une sorte de Alt+Tab (présent également sur Mac) en plus avancé.
Rappel : Activation en déplaçant 4 doigts vers le bas sur votre trackpad.

Enfin la fonction bureau permet de dégager toutes les fenêtres sur le coté pour accéder au bureau. Particulièrement utile si comme moi le bureau est un passage de transition pour bon nombre de vos documents.
Rappel : Activation en déplaçant 4 doigts vers le haut sur votre trackpad.
- La barre des menus et le Dock
Ce sont tout deux des éléments qui perturbent lors du passage sur Mac. La barre des menus surtout puisqu’elle à la particularité d’abriter les menus de toutes les applications (le menu change en fonction de l’application ayant le focus).
Mine de rien, c’est une sacré économie de place que l’on réalise sur bon nombre d’application !
Je regrette cependant que cette mentalité ne soit pas exploité sur les applications Java exécuté sur OS X qui persiste à posséder leur propre barre des menus.
Il existe un équivalent sur Windows, mais tout utilisateurs Mac vous dira la même chose. Cela ne vaut pas le Dock de Mac OS X !
Particulièrement fluide et pratique (tout en restant ergonomique) c’est l’équivalent du lanceur d’application sur Windows Seven – Où plutôt devrai-t-on dire le contraire puisque présent tout d’abord sur Mac OS X.
Il permet de placer des raccourcis aussi bien d’application que de document (avec les fameuses piles permettant d’accéder rapidement à des dossiers souvent utilisé).

Conclusion
On peut le dire, je suis réellement conquis par le système Apple !
Après 8 mois d’utilisations quotidienne et en ayant fait quelques retours sur Linux et Windows au travail je ne peux plus m’en défaire.
Bien sûr je recommande le Mac à ceux qui hésites encore. Cela ne dépend pas nécessairement de l’utilisation que l’on peut en avoir mais surtout du budget.
Je ne peux pas affirmer qu’un Mac à une durée de vie plus longue qu’un autre ordinateur, je ne l’ai que depuis 8 mois.
Je mettrai cependant l’accent sur les MacBook unibody qui sont de véritable petit bijoux et qui j’en suis sûr dureront de nombreuses années sans finir en pièces… détaché !
D’après différents témoignages que j’ai pût recueillir de personnes hésitant à franchir le pas, la peur de perdre du temps à s’y habituer est la cause qui revient le plus souvent et qui en refroidit plus d’un.
Si vous qui lisez ces lignes êtes de ces personnes, soyez alors rassuré, vous aurez tout au plus une semaine de « galère » à trouver vos repères.
Pour le reste, cela ce fait au fur et a mesure, comme sur un PC sur lequel on découvre de nouvelles choses.
Un mot d’ordre à retenir lorsque l’on passe à Mac : Oubliez toutes les complications que vous avez pût connaître sur Windows !
Et surtout, laissez-vous faire, vous verrez, vous serez parfois agréablement surpris, même après plusieurs mois d’utilisation !

Les images des MacBook Pro (1ère et dernière image) ainsi que celle de la TimeCapsule sont la propriété exclusive d’Apple.
www.apple.com
Commentaires (2)
[...] y a environ deux mois je vous parlais dans un billet de mon retour d’expérience après 9 mois d’utilisations d’un Macintosh. Je reviens à nouveau sur ce sujet (et comme dans beaucoup de mes billets [...]
[...] il y a quelques mois un article dont une partie ventait le concept des Spaces utilisés par Apple (lien ici). Sur Lion, les espaces de travail sont à présent présentés de manières horizontales, il faut [...]